Ci-gît Le cinéma Camerounais… #TheBlogContest

Quand on m’a annoncé le thème de ce premier Blog Contest, j’ai demandé : Le cinéma au Cameroun ou le cinéma Camerounais ?? La question a tout son sens pour moi, s’il s’agissait du cinéma au Cameroun, l’article aurait été vite expédié car le cinéma au Cameroun pour moi ça n’existe simplement pas ! Toute une génération de Camerounais n’est pas en mesure de dire ce que ça fait d’aller dans une salle de cinéma ! Moi-même j’ai la chance qu’à mes 13 ans quand je venais d’avoir un bon résultat scolaire j’avais eu droit à un passage au Cinéma Empire à Bafoussam ! Voilà comment j’ai esquivé le sans dame !!

Feu Cinéma le Wouri...

Feu Cinéma le Wouri…

Ceci dit après vérification l’autre jour, on m’a bien confirmé que le thème c’est Le Cinéma Camerounais ! Et lui, malgré l’absence de salles et d’encadrement, il est n’est pas encore mort. Je ne suis pas le plus grand fan de film qu’on peut trouver sur terre, les soirées ciné sont les meilleurs somnifères que je connais ! Pourtant le dernier film Camerounais (je parle de film hein ! pas les sketches long métrages longues durées de Canal2…) que j’ai vu m’a maintenu en haleine pendant plus d’1h30 !WAKA

« Euye c’est fini ? », « Orrrr c’était trop court ! », « Le film ci a même fait 45 minutes ??? » Voilà quelques réactions entendues à la fin de la diffusion de WAKA à l’IFC (Institut Français du Cameroun… oui l’avant-première d’un long-métrage Camerounais dans un temple culturel étranger…). Ne vous fiez pas à ces réactions pour conclure que le film de Francoise ELLONG est un bide au contraire ! Le film était tellement bien qu’on n’a pas vu les 1H40 passer ! Même moi ! Tout le monde en redemandait ! Et là je me suis dit que c’est quand même dommage qu’autant de potentiel ne soit pas mis en valeur dans son pays d’origine.

Selfie avec Francoise ELLONG et Joelle EBONGUE (LVVD) à la sortie de la projection de WAKA

Selfie avec Francoise ELLONG et Joelle EBONGUE (LVVD) à la sortie de la projection de WAKA

Un autre révélateur du talent cinématographique Camerounais c’est « Le Blanc d’EYENGA » de Thierry NTAMACK. J’ai acheté le CD du film (oui au Cameroun les films se consomment sur CD principalement…) mais j’avoue que je ne l’ai jamais vu. Ce n’est pas l’envie qui a manqué mais une amie me l’a piqué le même jour et je me refuse à copier l’œuvre de ce jeune et dynamique Camerounais. J’ai découvert il y’a quelques jours la bande annonce de la suite de ce film et je suis ravi que Mr NTAMACK ait réussi à lever les fonds pour tourner la suite de ce film que tous ceux qui l’ont vu semblent apprécier ! Financer un film au Cameroun c’est le 13e travail d’Hercule et il faut donc tirer un coup de chapeau à tous ceux qui y arrivent !

L'une des initiative de Thierry NTAMACK pour le financement de son film

L’une des initiative de Thierry NTAMACK pour le financement de son film

LEBAMZIB

Voici donc deux exemples récents qui montrent que le cinéma Camerounais n’est pas encore mort, mais malheureusement je ne suis pas sûr de pouvoir en citer cinq et c’est là tout le problème ! J’ai l’impression qu’on ne se rend pas compte de l’importance de la culture de façon générale. Le village LEBAMZIB par exemple est resté célèbre dans mon esprit simplement parce qu’à l’époque de Ciné-News (les plus de 25 ans savent de quoi il s’agit… les autres c’est tant pis pour vous !) quand passait la bande annonce de SANGO MALO, le premier mot prononcé était « LEBAMZIP ». Voilà comment le nom de ce petit village ne quitte plus mon cerveau !

Afin qu’on ne m’accuse pas de seulement savoir critiquer, voici quelques pistes pour essayer de sortir le cinéma Camerounais de son coma actuel :

  • Nationaliser les salles actuellement fermées : Le gouvernement peut racheter ces espaces et les ramener à la vie. S’il n’y a pas de clientèle il n’y aura pas de produit. Les cinéastes doivent pouvoir espérer mieux que passer sur Canal2 comme avenir pour leurs productions !
  • Créer un centre national de la cinématographie (s’il n’en existe pas déjà un) où les artistes auront à disposition le matériel de production et de post-production en location.
  • Relancer les caravanes de cinéma de proximité pour réconcilier le public avec cet art.

Ces quelques mesures ne suffiront surement pas, alors dites-moi dans les commentaires de cet article ce que vous proposez pour qu’on ait de nouveaux SANGO MALO, Quartier-Mozart, WAKA… et surtout pour que les cinéastes ne soient plus réduits à vendre leurs films dans les bars et les snacks comme les vendeurs de « Bita Cola ».


En bonus de cet article, je vous propose une parodie de la vente du Blanc d’Eyenga tournée à Kribi avec Thierry NTAMCK himself, Papy Bikanda à la caméra et entre autres acteurs Tchoupi Christian.

Le thème de cet article a été donné par Claudia et je vous invite à lire la vision d’autres blogueur à ce sujet :

RDV dans 1 mois pour le prochain #TheBlogContest !

 

14 réflexions sur “Ci-gît Le cinéma Camerounais… #TheBlogContest

  1. Pat MOMO dit :

    A mon avis lun des problemes de notre cinema cest les acteurs. La majorite de production camerounaise est faite avec des acteurs qui manquent cruelement de talent et ceci depeint sur le film a la fin. Existe t il un centre de formation/selection pour acteur de cinema au cameroun? Voila lun des plus gros probleme de notre cinema.
    La nationalisation apporterait peut etre un plus mais les cineastes se doivent detre un peut regardant sur la qualite des comediens engages pour le production.
    La production camerounaise doit aussi pensee a faire des scenarios qui se raprochent au max de nos realites. Jai du mal a comprendre lentetement des scenariste a vouloir pondre des films du genre « star war » a la camerounaise

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  2. fernanda De foy Ngouenini dit :

    j’aime beaucoup…. mais tu nous parle de waka…en tt cas j’am ta fason de developper le theme. mais la petite video de la fin là c tjr pour nou dire ke le cinémé camerounais n’est pa encor mort?? en t cas j’aime bien

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  3. T dit :

    J’aime beaucoup ton article & la petite vidéo de fin en bonus. J’admire particulièrement le réalisateur du blanc d’Eyanga car il a adapté sa communication à son environnement. Je ne sais pas si faire renaître les salles de cinéma est une solution car les films africains ou camerounais n’y étaient pas vraiment diffusés par contre nationaliser comme tu dis et faire passer des films camerounais dans la sélection. Ahhh cinénews – c’était la chanson cinéma le wouriiii ou bien ?
    Good memories.

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  4. Muriel dit :

    des formations pour les acteurs, réalisateurs au cameroun. Et peut-être la collaboration des réalisateurs qui pourraient se réunir dans un groupe pour travailler ensemble à relever le cinéma camerounais, (le mot exact ne me vient malheureusement pas à l’esprit)

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  5. Mais ne soyons pas si pessimistes mon Dieu lol. Je suis d’accord avec vous, ls productions camerounaises sont encore peu mises en valeur et je ne remet toujours pas du décès du cinéma le Wouri. Donc Waka était nyanga comme ça? Je ne te pardonnerai toujours pas de ne pas m’avoir cherché le jour-là heinnn? Est-ce qu’elle a déjà un DVD? Si oui j’achète ça vite fait. En tout as Bel Article. Affaire de Blog Contest ou bieneu?

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  6. claudiam dit :

    La promotion d’un film est aussi, voir plus dur, que sa production je trouve. C’est pourquoi je respecte beaucoup les réalisateurs du Blanc d ‘Eyanga et de Paris à Tout Prix qui avaient réussi à faire connaître leur film et à pousser même des gens aussi réticentes que moi à les voir et à à découvrir la qualité qu’ils y ont mis avec les moyens du bord.
    Sinon article intéressant.

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